Actualités Syndicales

Lettre ouverte aux candidats des élections municipales

Date : 6 février 2026

En prévision des élections municipales des 15 et 22 mars, la CGT a présenté les mesures qu'elle défend dans sa lettre ouverte aux candidat·es. Services publics, logement, transports… toutes les principales préoccupations des habitant·es ont été couvertes, sans oublier la lutte nécessaire contre une extrême droite plus que jamais en embuscade.

« Il est indispensable pour notre organisation, la CGT, attachée à des valeurs d'égalité, de solidarité, de porter nos propositions pour la réponse aux besoins sociaux en interpellant les futur·es candidat·es aux élections municipales. » Le 6 février dernier, la CGT a présenté à la presse les propositions qu'elle défend pour des politiques publiques à la hauteur des besoins en proximité. Au programme : 10 thématiques propres aux prérogatives des maires, réunies dans une lettre ouverte transmise aux futur·es candidat·es par le biais des organisations en territoires.

Consulter la lettre ouverte (PDF)

Grève du 16 décembre 2025

Date : 16 décembre 2025

À la mairie de Saint-André, le sous-effectif est organisé, avec des postes laissés vides, des absences non remplacées et des agents contraints de remplacer en permanence. Les missions s'empilent, les urgences deviennent permanentes, l'épuisement est général. Depuis 2020, plusieurs dizaines d'agents ont déjà quitté la collectivité.

Les racistes deviennent respectables

Il fut un temps où les racistes se cachaient. Ils chuchotaient, ils se taisaient en public, conscients que leurs opinions étaient inacceptables aux yeux de la société. Ce temps-là semble révolu.

Aujourd'hui, l'extrême droite est devenue respectable. Elle siège dans les assemblées, s'exprime en plateau télé, fixe l'agenda politique. Et dans son sillage, une parole s'est libérée — une parole que l'on aurait autrefois qualifiée d'indigne, et qui aujourd'hui s'affiche sans honte, sans retenue, sans conséquence.

Les effets de cette banalisation ne se limitent pas aux réseaux sociaux ou aux meetings politiques. Ils s'infiltrent dans nos institutions, dans nos mairies, dans nos services publics. Dans les couloirs mêmes de nos communes, certains élus n'hésitent plus à insulter des agents, à les traiter de "macaque" en raison de la couleur de leur peau. Des propos qui, hier encore, auraient provoqué une tempête, passent aujourd'hui presque inaperçus.

Mais ce qui est peut-être encore plus grave que l'insulte elle-même, c'est ce qui suit : le silence. Lorsque ces faits ont été signalés à la direction, celle-ci a préféré étouffer l'affaire plutôt que d'y donner suite. Pas de sanction. Pas de reconnaissance. Juste le silence — un silence qui, qu'il soit complice ou simplement lâche, envoie un message clair aux agents victimes : votre dignité ne vaut pas le trouble que ferait éclater la vérité. Ce silence institutionnel est une seconde violence. Il valide les actes racistes, protège leurs auteurs et abandonne les victimes.

Mais le racisme décomplexé ne se limite pas aux insultes. Il se loge aussi dans les décisions du quotidien, dans ces petits arbitrages qui en disent long sur ceux qui les prennent. Ainsi, lorsqu'un agent — également sapeur-pompier volontaire de la ville — demande à quitter son poste pour porter secours, on lui refuse cette autorisation. Ses collègues, eux, l'obtiennent. Aucune nécessité de service ne justifie cette différence de traitement. Rien, sauf peut-être ce regard différent que l'on pose sur certains agents plutôt que d'autres.

C'est cela, le deux poids deux mesures. Pas toujours spectaculaire. Pas toujours une insulte proférée à voix haute. Parfois, c'est juste un refus. Un "non" qui n'a pas de raison d'être, sauf celle que l'on n'ose pas nommer.

La CGT de Saint-André-lez-Lille refuse cette normalisation. Les discriminations dans la fonction publique territoriale ne sont pas des accidents isolés. Elles sont le reflet d'un climat politique qui, en rendant l'extrême droite fréquentable, a rendu le racisme ordinaire. Notre rôle, en tant qu'organisation syndicale, est de nommer ces faits, de les documenter, de les combattre — dans la rue comme dans les couloirs de nos institutions.

CGT Saint-André-lez-Lille